Je n'ai plus la force de me battre
Je n'ai plus la force de vouloir me faire aimer.
Jusque la fin de ma vie, désormais, je serais sa honte, son ignomie, l'enfant sale qu'il a engendré.
Je pourrai crevé devant lui qu'il ne me tendrait pas les bras
Je pourrais dégouliner de sang qu'il ne lèverait sur moi rien d'autre qu'un regard de pitié oh déjà connu.
Je pourrais redevenir poussière qu'il n'en s'en apercevrait pas.
Je pourrais disparaître, retrouver mes 39kl, qu'il dirait encore que je fais des manières.
Parce mercredi, j'ai voulu crevé mais je n'ai pas eu le temps.
Tout allait si bien, sinon mon manque apparent de sourire et d'envie de vivre, sinon cette déprime présente tout en moi depuis quelques jours.
Mardi j'ai compris que mercredi, je mourrais définitivement, que j'allais atterrir à l'hosto. J'ai atterris à l'hosto, mais je ne suis toujours pas morte.
Les mots tuent plus fortement que les mots, quelqu'un voudra-t-il enfin le comprendre ?
22h00, après 3h de math, lui et son air hautain et supérieur parce que je suis une merde en math, lui qui ne veut pas m'écouter parce qu'il a toujours raison et que je ne peux pas démontrer ce que j'affirme quand il n'y a rien à démontrer.
Depuis plusieurs jours, la crise de nerf pointait le bout de son nez. Je la sentais venir, inlassablement, mais j'attendais. Ce ne serait pas la première fois.
Savez qu'une crise de nerf n'a rien de dangereux tant que vous ne perdez pas le contrôle de vos cordes vocales ? Parce que si tel est le cas, ça veut dire vous avez perdu entièrement le contrôle de votre corps.
Je me suis énervée, j'ai senti que la crise de nerf arrivait. J'ai voulu ramasser mes affaires mais c'était trop tard. J'ai tout laissé tombé et j'ai voulu courir me cacher. Je n'avais pas passé la porte de la cuisine que je me suis mise à hurler pendant 2min qui m'on paru 30s. Je griffais mon coup cherchais à m'étrangler. J'avais si envie de mourir !
2min avant de m'écrouler au sol, sanglotant à s'en fendre l'âme, tremblante de partout et répétant que je voulais me trancher les veines. Cela faisait 1 an que je n'étais pas retourné à l'hôpital ! Je me suis sentie si pitoyable lorsque le samu est arrivé pour m'embarquer!
J'ai plus que jamais envie de mourir. Et si je dois le faire, je n'hésiterai pas une seule seconde
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